vendredi 27 novembre 2009
lundi 2 novembre 2009
vendredi 30 octobre 2009
dimanche 18 octobre 2009
mercredi 12 août 2009
Judas Priest Painkiller
Toucher le son
écouter un vinyle c'est faire une expérience physique du son. Avec ma fille, je lui fait mettre ses mains sur le vinyle pour arrêter la musique puis je lui enlève les mains pour la faire repartir. Je veux lui faire sentir que le son se crée sous ses mains, qu'il est matériel.
Ces microsillons qui font vibrer le diamant, c'est aussi ce qui donne cette chaleur au son des vinyles.
J'ai un jour lu que Lee Scratch Perry pionnier du dub soufflait la fumée de ses joints sur ses vinyles pour les imprégner d'un esprit divin.
samedi 25 juillet 2009
Spun
lundi 15 juin 2009
jeudi 11 juin 2009
1 soir 1 album
mercredi 10 juin 2009
1 soir 1 album
mardi 9 juin 2009
1 soir 1 album
lundi 8 juin 2009
vendredi 5 juin 2009
jeudi 30 avril 2009
Datrushoes
En plus les sneakers addicts revisitent la folie des collectionneurs de timbres sous un angle plus funky.
Bon, il faut assumer le côté adolescent attardé mais en même temps l'érudition, la perpétuelle recherche du bon modèle, les coups de folie de ces gars-là me touchent.
Allez voir le site ci-dessous, il est tout à fait révélateur de l'esprit (superbe animation et navigation):
http://www.datrueshoes.ch/
jeudi 5 mars 2009
Pamela Anderson: une carrière
"Mes seins ont eu une brillante carrière, je n'ai fait que suivre le mouvement."
Que les gros salaires lèvent le doigt
Jeu de chaises musicales
envoyé par george-orwell
Sublime Poiret dans le rôle d'un chef d'entreprise snob, distant, hautain qui invite les employés de son agence bancaire dans sa résidence de campagne pour qu'ils passent un bon moment avant de leur annoncer une difficile nouvelle.
L'ambiance du séjour est lourde, la mayonnaise ne prend pas, la retranscription de la pesanteur des situations est prenante.
Les tentatives de rapprochement et l'impossible dialogue entre les différentes couches de la société sont ici rendus avec une précision remarquable.
Un bon sens de l'observation de nos habitus et du talent pour les peindre font souvent une belle oeuvre.
vendredi 20 février 2009
Livres photo




Je me suis fait plaisir récemment en achetant des livres de photo.
J'aime feuilleter ces beaux livres le soir chez moi. Le contact du papier glacé et le temps suspendu devant une œuvre.
Alors que tous les jours nous sommes consciemment ou inconsciemment bombardés d'images, le livre de photo, comme un errement dans un musée, nous permet de faire des choix, de passer ou de s'arrêter devant une œuvre, de décider de prendre son temps bouche bée, de se poser, de se laisser prendre par un travail, de se plonger dedans, de s'en imprégner et de partir encore plus loin.
Voici mes galeries de papier glacé:
Stephen Shore: Uncommon Places
Engström: CDG (3semaines à errer dans l'aéroport CDG pour en faire des clichés)
Crewdson: 85-2005 (lumières enigmatiques sur des scènes sombres)
Gefeller: Soma (visite des Canaries)
samedi 24 janvier 2009
cocksuckers electro
ce n'est pas aussi glamour que le reportage sur les Rolling Stones sur leur tournée de 1972 (le sublimissime Cocksucker Blues) mais l'excitation est bien là et la mise en scène de l'imagerie Rock n'Roll plus que satisfaisante.
samedi 17 janvier 2009
mercredi 14 janvier 2009
samedi 10 janvier 2009
Mercenaires
Hank Moody dans Californication à son pote rocker/producer qui éjecte de sa Rolls Phantom sur un équivalent de Mulholland Drive (ie au milieu de nul part) une présentatrice d'un TV show de cuisine qu'il a "offert" à Hank pour qu'il la baise.
Ce genre de phrase vous donne envie d'aller voir ce qui se cache derrière ce docu music sur la carrière de ce groupe de hard rock mauvais goût de LA. eh bien il se cache ce qu'on y attend: des grosses guitares, pleins de drogues, des playmates de playboy, des voitures puissantes, des histoires incroyables de beuveries... ce que veulent les hommes: baver secrètement devant des mecs qui se grillent la santé à mener la vie dont ils rêveraient.
jeudi 8 janvier 2009
In Sex He Trusts
samedi 3 janvier 2009
Vol à l'aveugle
mercredi 24 décembre 2008
dimanche 21 décembre 2008
Weeds opening sequence
un générique parfait avant que tt dérape.
Nancy Botwin, mère de famille ordinaire deale de la weed dans cette banlieue américaine; monte son business et le fait fleurir.
Le décor planté dans le générique me fait penser aux glauquissimes "gated communities" de Dubai aux noms fleurant bon la campagne: The Springs, The Meadows...
Le terrau de l'ennui mortel, parfait pour élargir la clientèle de Nancy. Pour Dubai, j'ai pas la solution, ils n'ont pas le droit de fumer.
lundi 15 décembre 2008
dimanche 14 décembre 2008
GZA/Genius: 0% Finace (alb Pro Tools 2008)
très pro
des lyrics truffés de jeu de mots sur les marques automobiles
I took her off the showroom floor no money down
Near the Chrysler building in the heart of Midtown
200 horse-power under the hood
Junk in the trunk very far from damaged goods
Designer frames with windshields that stay tinted
The most beautiful thing someone invented
Her wrangler had a sticker on the bumper
A sign in case tow trucks tried to dump her
Rear view mirror that of Serena William
Staring was a crime then the look, kill 'em
Brushless showers and the Brazilian wax
Cash in the glove compartment free from tax
Low mileage on the odometer
Graduate with more degrees than a thermometer
Spark plugs for great conversation
She would focus on the finish line and destination
Steering in the right direction
Made sure I wore seat belts had air bags for protection
In her tank she loved to stash my tool
I kept her full, super-unleaded fuel
She had a room full of skirts and rims
The old ones used to swing off ropes that often hung from limbs
A temp at the Ford modeling agency
Suburban area where the Caucasians be
Her great-grandfather was a Cherokee Indian
Explorer and navigator traveling then begin
Sharpening his arrows on Plymouth Rock
Commander-in-chief who raise cattle on the selling of livestock
King of the frontier, rider of thoroughbreds
He was just as sharp as a needle without thread
Legend in truth but known to run the herd
His sons were oldsmobiles who drank thunderbird
Land cruisers sitting on fertile soil
With equipment that ran off expensive oil
Folks bragging said the horse pulled a Volkswagen
They love mustang sally and lollygagging
Fished in Lake Tahoe cooked the barracudas
Hunted impalas with the six-shooters
From a long range with the dog Rover
It was something else to see 'em knock them over
Some got caught in the crossfire
Bunch of rabbits indicating these dudes should retire
One was going bald rocking a sunroof
A gas guzzler and his grill was one tooth
A strong accent, and a beard like Lincoln
Who hated the golf course, but he loved drinking
Avenger, used to pick up chicks
Had magnums that were ram tough but thick
He wore blazers where he used to hide the Ruger
For encounters with the jaguars and cougars
A veteran who could salute and sing the anthem
In accord with the plan he was the phantom
He had a fat lady they called hummer
And umm, she needed body work the whole summer
She had a few friends who used to stay in a pound
Abandoned the parking lots, and junk yard bound
Regulars in rest areas and truck stops
Cassette players, known to make the tape pop
Gold diggers who on the cream like Wells Fargo
In Vegas, they circle around the Monte Carlo
You know the snakes with the fangs and vipers
Bloodsuckers who ???? juice then piss from diapers
Met the Cavaliers at the Outback steakhouse
Chicken cutlets (cutlass) supreme just for takeout
One of them was forced to live in Astoria
'Cause at the auction, they had crowned victoria
Since then her friends charged her battery
Had her running off with the sweets of flattery
She kept a loud muffler, couldn't trust her
Police used to always pull over this duster
A pothead who some called a firebird
A foul mouth, who could have used wiser words
Her man used to hustle and ran a crack corner
So insecure he kept LOJACK on her
Creeping with his visors low, high-beaming
Temper would accelerate, private eye scheming
He would check her consoles for rubbers
She would pass the inspection with flying colors
She would turn left if he said right
On her cycle, he would often run red lights
His voiced echoed as she dodged the convo
Her previous owner, all he did was bone her
Some drove her crazy, she was just a loner
He had her leaking transmission fluids
Said it was an accident, didn't mean to do it
No insurance with her grill decayed
She sobbed uncontrollably, still stayed
Another total eclipse so the heart
Like the freezing weather that never gave her a start
Plus he had a sidekick in his garage
If he needed a boost, she would give him a charge
He was sentenced for running an escort service
Escaped from prison but made a few nervous
His baby mother (had wifed a?) BMW
Number one on the list, so he brought trouble to
She done everything to gain her liberty
Tried to be outty (Audi), but went into delivery
Moved to Aspen, survived a avalnche
A different element, inside a fatter ranch
Far away, when she changed the pattern
lundi 17 novembre 2008
samedi 1 novembre 2008
mardi 21 octobre 2008
underground beauty
« Puisque la beauté est aussi dans les yeux de celui qui regarde »
vendredi 17 octobre 2008
Blog de photo

Superbe blog d'un allemand qui prend de sublimes photos sur le fait lors de ses voyages
http://blog.danielschludi.de
jeudi 9 octobre 2008
Boire ou Ecrire (vu sur lesinrocks.com)
mercredi 24 septembre 2008
Concert NTM du 20 sept 2008
Un vrai spectacle romain faisant appel à toute notre sauvagerie.
Le hip hop peut être tellement puissant, générer tellement de force, procurer tellement de sensations.
Un vrai bon moment global. Merci aux dieux de Bercy.
dimanche 14 septembre 2008
jeudi 21 août 2008
Sneakers, le culte des baskets
"Parce que je porte mes baskets qu'une seule fois, que j'ai 1 paire par jour de l'année et que j'ai de quoi tenir 5 ans, 5x365, que je dépense 2000 euros dans une paire limited édition, que j'achète toutes les couleurs d'un même modèle..."
puis
comment Run DMC célèbre ses adidas, écrit l'histoire du sponsoring des rappers
fascinante obsession; fabuleux reportage
mercredi 30 juillet 2008
Lagos Hyena


le hasard des rencontres d'images.
D'abord la magistrale pochette d'une compil réalisée par Tony Allen sur l'AfroBeat de Lagos au Nigeria. J'écoute l'album rien que pour découvrir ce qui peut bien se cacher derrière ce choix de visuel étonnant. La musique est à la hauteur de mes attentes: de beaux rythmes crus.
Ensuite à la lecture de Télérama, je tombe sur une présentation de l'artiste sud africain Pieter Hugo qui a pris ces photos. Intrigué par la rumeur sur des cailleras de Lagos qui terroriseraient la ville avec des hyènes, ils découvrent une bande de saltimbanques qui trainent dans les rues pour exhiber leurs bêtes et en tirer quelque menue monnaie.
Les clichés sont de véritables tableaux de maîtres, les hyènes font penser à des monstres hybrides , c'est la foire, l'afrique, le spectacle
lundi 28 juillet 2008
Voyeurisme de poche
le voyeurisme de poche:http://www.faceyourpockets.com/
et le voyeurisme en sac:
http://www.kaykaykay.net/
Conseils de lectures estivales à un ami
Monsieur mon ami, Je vous remercie de la confiance que vous me portez. Veuillez trouver ci-joint une sélection de mes dernières lectures marquantes pour tenter de teinter vos vacances d'un verni littéraire gentiment snob.
Parmi mes classiques:
-mammifères de Pierre Mérot (indispensable)
-les infidèles de Charles Pépin
-la conquête de la Pologne par Paul Jimenes
-plateforme de Houellebecq
-hell de Lolita Pille
-1 Beigbegder
-le potentiel érotique de ma femme de David Foenkinos
pour faire intelligent sans trop se faire de mal:
-les maximes de la Rochefoucauld (3 par jour après les repas du matin, midi et soir)
pour l'actu:
-sexus politicus (en poche avec de nlles histoires): je viens de terminer le pendant en football (sexus footballisticus), on peut le recouvrir avec la couverture des Pensées de Pascal si la honte nous envahit
Bonnes lectures
Mes amitiés
mardi 22 juillet 2008
vendredi 18 juillet 2008
jeudi 17 juillet 2008
mardi 15 juillet 2008
dimanche 6 juillet 2008
Prends pas ma chatte pour une moufle
Titre de film X des années 70 délicieux découvert au détour d'une interview de Nicolas Castro sur son docu "L'âge d'or du X".Voir aussi sur Facebook, cette belle compil de noms de films X fabuleux: chercher le groupe "fan des titres de film X"
petit florilège:
Change de trou ça fume
3 hommes et un coup de rein
la belle et la bite
Le projet Blair Bitch
Le facteur baise toujours deux fois
pour une poignée de nibards
Alexandre le Gland
Peter pine
Un poing c'est tout
Volte fesse
Ça glisse au pays des merveilles
Dragon Balls Z : Les 7 boules de Michal
Walker Texas branleur
Attrape moi le cul si tu peux
Les visités
James bande
Bitman et Robite
Chatte size
La quéquette du Graal
Mowgli, le roi de la tringle
Inspecte moi le gadget
lundi 30 juin 2008
Where the Hell is Matt?
comme quoi c'est toujours mieux de trouver un thème pour faire son tour du monde.
une danse ridicule éxécutée partout et n'importe où, c'est un thème? oui et même un très beau thème.
c rassurant de voir que ce genre de fêlures est encore possible.
samedi 28 juin 2008
dimanche 22 juin 2008
Dieu Seul Me Voit

regarder le film pour entendre ça, rien que ça:
-"Forain, il est mort, il faisait du trampoline au club Mickey devant ses enfants; il est tombé à côté et s'est empalé sur un piquet de parasol."
-"Tu rencontres un type gentil et doux et tu apprends qu'il est balladurien, tu fais quoi?"
-"Q: Quels sont tes rapports avec les animaux? R: Excellent"
-"Pour la réunion de prepa de la manif de samedi, tu viens avec ta raclette. JP vient avec du flan."
-"Ca ne t'es jamais arrivé dans un cocktail d'avoir envie de jeter ton verre à la figure de la personne qui te parlait le plus gentiment du monde."
jeudi 19 juin 2008
Drone
exploration de la drone music version métaldécouvert en fouillant autour de l'inquiétant black métal norvégien
une dizaine d'albums fous à écouter; chroniques à venir
la répétition infinies de guitares saturées, une ambiance dark; un nouveau territoire inexploré s'offre à moi: un véritable bonheur.
SunnO)))) le starting point idéal
ci dessous en concert dans la cathédrale de Bergen + Volksbühne Berlin
jeudi 12 juin 2008
la question humaine vaut d'être considérée
Le raisonnement/la comparaison va loin, insidieusement loin; mais une belle salve à l'égard de la vulgaire cruauté du monde du travail n'est jamais inutile.
A voir, dans la même lignée, le reportage "J'ai (très) mal au travail" indispensable pour ne pas être un mouton écervelé mais un mouton clairvoyant et malheureux.
samedi 7 juin 2008
wording
Lee Hazelwood
vendredi 6 juin 2008
samedi 31 mai 2008
mardi 27 mai 2008
Hell Lolita Pille L'intro
Je suis le symbole éclatant de la persistance du schéma marxiste, l’incarnation des Privilèges, l’effluve capiteux du Capitalisme.
En digne héritière de générations de femmes du monde, je passe plus de temps à me laquer les ongles, à me dorer la pilule au Comptoir du soleil, à rester le cul sur un fauteuil et la tête dans les mains d’Alexandre Zouari, à lécher les vitrines de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, que vous à travailler pour subvenir à vos petits besoins.
Je suis un pur produit de la Think Pink generation, mon credo : sois belle et consomme.
Embrigadée dans le tourbillon polycéphale des tentations ostentatoires, je suis la muse du dieu Paraître sur l’autel de qui j’immole gaiement chaque mois l’équivalent de votre salaire.
Un jour, je ferai sauter mon dressing.
Je suis française et parisienne et je n’en ai que faire, je n’appartiens qu’à une seule communauté, la très cosmopolite et très controversée Gucci Prada tribe; le monogramme est mon emblème.
Je suis un peu caricaturale. Avouez que vous me prenez pour une sacrée conne en total look Gucci, sourire bleeching et cils papillonnants.
Vous avez tort de me sous-estimer, ce sont des armes redoutables, c’est grâce à elles que je dénicherai plus tard un mari au moins aussi riche que papa, condition sine qua non de la poursuite de mon existence si délicieusement et exclusivement futile. Car travailler n’entre pas dans la liste de mes nombreux talents. Je me ferai entretenir et voilà. Comme mère et grand-mère avant moi. Cela dit, depuis quelques décennies, la concurrence est rude sur le marché matrimonial de grand luxe. Les bons partis sont sollicités de toute part par une armada de mannequins, de secrétaires, et autres soubrettes ambitieuses dont les dents blanches rayent le parquet et qui ne reculent devant rien pour se tailler la part du lion. La part du lion = un appartement de réception rive droite + une classe A + une armoire de fringues griffées de mauvais goût + deux têtes blondes + narguer les anciennes collègues moins bien tombées.
Et oui, Paris ouest, nous sommes tous beaux, nous sommes tous riches.
Riches, vous y croyez sans peine, vu le prix du mètre carré, si nous n’étions pas riches, nous n’habiterions pas là. Beaux, je vous sens dubitatifs. Réfléchissez un peu. Dans un monde où la promotion sociale par le cul fait rage depuis des générations, les familles laides ont été épurées à coup de mésalliances qui, unissant un gros plein de soupe et de millions à une arriviste bien foutue, ont abouti en général à la progéniture parfaite, puisque dotée du physique de maman et du compte en banque de papa. On ne gagne pas à tous les coups, certes, et pour peu que papa se fasse rouler par son homme d’affaires et que les gènes de maman n’arrivent pas à s’imposer, l’enfant peut également naître laid comme papa et pauvre comme maman. C’est ce qu’on appelle la malchance, mais je ne m’étendrai pas sur ce point. Je n’ai pas pris la plume pour vous décrire l’existence de gens pauvres et laids : primo, j’en ignore tout, secundo, ce n’est pas un sujet des plus réjouissants.
Vous savez, le monde est divisé en deux, il y a vous et puis il y a nous. C’est sibyllin, je vous l’accorde…
Je m’explique. Vous avez une famille, un job, une voiture, un appartement que vous n’avez pas fini de payer. Embouteillages, boulot, dodo, tel est votre lot si vous avez de la chance. Métro, ANPE, insomnie car problèmes d’argent pour les moins bien lotis. Votre avenir se résume à la répétition de votre présent. Vos enfants, s’ils se débrouillent, vivront peut-être dans 50 mètres carrés de plus et recouvriront de cuir les sièges de la Safrane familiale. Vous serez fiers d’eux. Ils vous amèneront les petiots en vacances dans la maison que vous achèterez dans le sud de la France une fois retraités et à bout de forces.
Vous êtes des bourgeois moyens, vous savez réparer une télé et madame fait bien la cuisine. Heureusement pour elle, sinon vous la largueriez pour la même en plus jeune, étant donné que cela fait vingt ans qu’elle vous fait le coup de la migraine. La dernière fois que vous l’avez touchée remonte au dernier match France-Italie, quand vous avez agrippé fébrilement son bras parce que la France marquait à trente sec de la fin. «Excuse-moi, chérie.»
Vous avez quelques soucis en ce moment; vous devez réparer la machine à laver, Jennifer s’est teint les cheveux en rouge et se révèle plus adepte des piercings que du catéchisme, Kevin a adopté un accent des banlieues des plus déplaisants. Tous deux sont médiocres, et laids. Ce doit être l’hérédité. Votre femme frustrée laisse intentionnellement traîner sur votre bureau des exemplaires de Men’s Health. Vous vous surprenez à rêver de votre secrétaire en string, de votre nièce en string, de tout le monde en string. Votre vie ne vous satisfait plus.
Cela pourrait être pire. Vous pourriez habiter un trois-pièces-cuisine en banlieue, sans télé et sans lave-vaisselle. La version avec télé serait pire encore, car vos six enfants la feraient hurler en permanence, en particulier pendant les émissions de real TV.
Vous pourriez vivre dans la rue.
Vous pourriez aussi être des nôtres…
Mais qui sommes-nous?
Nous sommes tout simplement les héritiers des Domini de la Rome Antique, des Suzerains du Moyen Age, de la noblesse d’épée de la Renaissance, des grands industriels du xixe, l’infime fraction de privilégiés qui détiennent dans leurs serres constellées de bijoux Cartier 50 % du patrimoine français.
La propriété est à l’origine de l’inégalité parmi les hommes. Nous ne nous en plaignons pas.
Nous, nous pouvons tout faire, tout avoir, puisque nous pouvons tout acheter. Nés avec une petite cuiller en argent dans nos bouches VIP, nous enfreignons gaiement toutes les règles car la loi du plus riche est toujours la meilleure.
C’est jouissif d’agiter notre abondance-décadence sous le nez de la pauvreté roide et vertueuse; Prada festoie au siège du Parti communiste, J.-M. Messier lui-même-maître-du-monde exhibe ses chaussettes trouées, Galliano s’inspire des clochards du bois de Boulogne pour concevoir sa collection hiver 2000… Nous ne le faisons pas exprès. Y en a marre d’être des riches qui faisons les riches. Gucci sort des bracelets de force, les «fils de» se rasent le moins possible, les bonnets pullulent avenue Montaigne, Helmut Lang balance de la peinture sur un jean sale et le vend mille deux cents balles…
A deux cents à l’heure dans les rues de Paris où il ne fait pas bon traîner quand nous sommes au volant, nous mêlons l’alcool à la beu, la beu à la coke, la coke aux ecstas, les mecs baisent des putes sans capotes et jouissent ensuite dans les copines de leurs petites sœurs, qui se font de toute manière partouzer du soir au matin. Nous sommes en plein délire, emportés dans une course effrénée de gaspillage gargantuesque, de luxe luxurieux. On prend du Prozac comme vous prenez du Doliprane, on a envie de se suicider à chaque relevé bancaire, parce que c’est vraiment honteux quand on pense qu’ailleurs, il y a des enfants qui crèvent de faim, alors qu’on s’empiffre et qu’on s’en met plein le pif. Le poids de l’injustice du monde repose sur nos frêles épaules d’ex-enfants délicats. Vous, vous en êtes victimes, mais on ne peut pas vous le reprocher.
De toute façon, quoi que nous fassions, c’est honteux.
Oui, nous nous balançons le contenu de magnums de grands crus millésimés à travers la gueule sur les plages de Pampelonne. Et alors? Ce n’est pas vous qui payez la note? Et puis j’ai remarqué l’été dernier que la plage publique accolée à la Voile Rouge ne désemplissait pas. Ça sunbathait là, comme si de rien n’était, et quand une Porsche passait, même une banale Boxster (entre nous surnommée la Porsche du pauvre à cause de son prix qui n’excède pas les trois cent mille), c’était l’effervescence, ça en perdait son bob, ça lâchait son panini ou son beignet, ça coupait son walkman, les bras vous en tombaient, vous n’arriviez plus à respirer et vos oh et vos ah couvraient le bruit du moteur… Une Ferrari, et alors là, c’était l’infarctus de masse. Pas la peine de nier, j’étais dedans, je vous ai bien vus… Vos yeux brillants, vos mains tendues… vous transpiriez l’envie, vous escaladiez même la palissade mitoyenne pour entr’apercevoir un bout de string, un mauvais profil de star et respirer les effluves exquis d’un dom pérignon 85 séchant sur un maillot de bain Erès et une peau dorée de jet-setteuse… Vous auriez donné n’importe quoi pour être à notre place.
Vous vous faites du mal.
Avec hargne, vous jetez l’opprobre sur notre conduite. Vous voulez nous donner mauvaise conscience de dépenser un fric que vous ne posséderez jamais. C’est raté.
Je vous signale tout de même que nous payons des impôts, que sur douze mois d’éreintant labeur à donner des ordres aux autres, le fruit de six d’entre eux, nous n’en verrons jamais la couleur, l’Etat nous détrousse pour que vos enfants aillent à l’école. Alors laissez-nous tranquilles.
Enfin, pour l’heure, ça va pour moi. Ma seule préoccupation, c’est la tenue que je vais porter aujourd’hui. Je déjeune avec Victoria au Flandrin, et je devrais déjà y être, mais comme elle est aussi ponctuelle que moi, je peux me permettre de partir dans une demi-heure, et encore parierais-je bien mon sac Gucci que je l’attendrai dix bonnes minutes de plus.
J’ai donc trois quarts d’heure pour m’habiller, et ce n’est pas une sinécure. J’inventorie le contenu de mon dressing et de mes deux armoires. L’abondance n’est pas un cadeau, vous pouvez me croire, le problème étant la multiplicité des choix. Toutes ces fringues, et rien à me mettre. Je reste plantée au milieu de ma chambre en string, clope au bec et pleurant presque d’impuissance, ça m’ÉNERVE. Sans grande conviction, je finis par enfiler une robe Joseph rose pâle que j’ai déjà portée à Saint-Tropez le week-end de Pâques, et je mets une heure à trouver le pashmina assorti.
Mes mules Prada sont dans l’entrée, évidemment, ici, personne ne range. J’attrape le sac Gucci précité et heureusement que je viens d’acheter les toutes dernières lunettes Chloé, ce qui me remet de bonne humeur. Belle, bronzée et monogrammée, je quitte mon appartement en sautillant, le cœur léger.
Mon portable vibre.
Numéro privé.
— Oui?
lundi 26 mai 2008
Un déséquilibre
Le sport de haut niveau est-il un terreau propice à la dépression ?
Je ne fais pas partie des psychologues qui disent qu’il faut avant tout chercher l’équilibre de l’athlète. Je pars du principe que, s’il a choisi le haut niveau, c’est déjà un déséquilibre. Si je peux l’aider à trouver un équilibre dans son déséquilibre, c’est déjà ça. Pour moi, les sportifs de haut niveau sont un peu fous, un peu obsessionnels. Sur certains aspects, le sport de haut niveau est propice à la dépression si on est mal encadré, si on ne se connaît pas très bien, si on manque de repères… Prenez les biographies de tous les grands ; navigateurs, hommes d’affaires ou politiques, sportifs ou artistes, vous allez toujours trouver, dans leur enfance ou à un autre moment, un déséquilibre : pour l’une ce sera la migration, pour l’autre un complexe d’infériorité, une humiliation, une maladie infantile…
La vie des joueurs de tennis sur le circuit concourt-elle à les fragiliser ?
Ils sont dans la même situation que tout «performer», sportif mais aussi artiste ou homme d’affaires, qui voyage sans arrêt, a un train de vie nomade, n’a comme repère que des chambres d’hôtel, des aéroports, les courts d’entraînement pour les joueurs de tennis. Et, même si on a beaucoup d’argent, on a envie de quelque chose d’autre, de plus intime. Une fatigue commence à s’installer. Le tennis, c’est vraiment un mode de vie à part. Il faut encaisser les voyages, les décalages horaires, la pression de la concurrence… Justine Henin a peut-être pris conscience qu’il serait de plus en plus dur pour elle de rester numéro 1 mondiale.
Concernant Gasquet, on a l’impression qu’il ne sait plus trop où il en est.
Si, dans ce métier, on n’a plus de repères intérieurs forts, on est vite déstabilisé. Un joueur de tennis passe une trentaine de semaines par an loin de chez lui. Souvent, il habite en Suisse, c’est-à-dire qu’il ne rentre pas vraiment chez lui. A quel moment peut-il se sentir en phase avec lui-même, se ressourcer, jouer aux cartes avec des copains, faire ce qui lui plaît ?
samedi 24 mai 2008
jeudi 22 mai 2008
dis moi pourquoi tu bois?
Un Singe en Hiver
Albert : Ah parce que tu mélanges tout ça, toi ! Mon Espagnol comme tu dis et le père Bardasse. Les Grands Ducs et les Bois-sans-soif !
Esnault : Les grands ducs !
Albert : Oui, monsieur ! Les princes de la cuite, les seigneurs ! Ceux avec qui tu buvais le coup dans le temps et qui ont toujours fait verre à part ! Dis-toi bien, que tes clients et toi, ils vous laissent à vos putasseries les seigneurs : ils sont à cent mille verres de vous ! Eux, ils tutoient les anges !
Esnault : Excuse moi, mais nous autres on est encore capable de tenir le litre sans se prendre pour Dieu le Père !
Albert : Mais, c'est bien ce que je vous reproche ! Vous avez le vin petit et la cuite mesquine. Dans le fonds, vous ne méritez pas de boire ! Tu te demandes pourquoi il picole l'Espagnol ? C'est pour essayer d'oublier les pignoufs comme vous !
Un singe en hiver, Michel Audiard, 1962, Jean Gabin, Paul Frankeur
mercredi 21 mai 2008
Amour et Violence
Mala Rodriguez Tengo un trato
Sébastien Tellier doit s'adresser à cette fille qud il écrit la chanson ci dessous qui s'appelle "l'amour et la violence".
Moi voilà ce qu'en j'en pense
mardi 20 mai 2008
Must Have
dimanche 18 mai 2008
Foresta
Jay Jay Johansson: It Hurts me so
Rare, ma première découverte de Jay Jay Johansson; un choc absolu, le pur, l'épure pour laisser la place à la mélancolie.
mercredi 7 mai 2008
Ride
Eric Koston sur du Public Enemy sur la dernière vidéo Lakai
La fidélité, une question de faux-cul
Les témoignages donnent le frisson.
Ah c’est sûr, ça fait un drôle d’effet de sens, de parler de fidélité le jour de la Saint-Valentin. Un coup à se faire traiter de néoréacs prônant les vraies valeurs du couple, et à se faire accuser de mélanger l’amour et la moralité. D’ailleurs est-ce que la fidélité a à voir avec la morale, vous me le ferez en deux parties pour demain. Rappelons qu’encore aujourd’hui, à la cérémonie de mariage à la mairie, les conjoints s’engagent à respecter le serment de fidélité. Et que depuis 1975, les époux adultères sont égaux devant la loi (comprendre que l’infidélité féminine est au même rang que celle de l’homme), renvoyant dans la procédure de divorce l’adultère au rang de grief parmi d’autres et non plus une cause «péremptoire». Quarante ans après 68 et la révolution sexuelle du jouir sans entraves, où on en est ?
Georges, 35 ans
«Philosophiquement, on devrait être capable de baiser comme les bonobos. Quitte à vivre quand même en couple et à élever des gosses si le cœur nous en dit. Sexe et amour devraient être dissociés. Ma solution : l’adultère autorisé mais non révélé. Cela dit, je n’ai pas encore réussi à le faire accepter à ma copine, elle est beaucoup moins élevée que moi dans le chemin qui mène à la pleine sagesse.»
Carine, 44 ans
«Un contrat moral. L’idée d’une relation pure et parfaite où il n’y aurait ni trahison, ni mesquinerie, un lien à l’exclusion de tout autre… Un fantasme, quoi.»
Jean-Luc, 43 ans
«Ça fait vingt ans que je suis en couple avec le même homme. Alors oui la question de la fidélité sexuelle s’est posée au début, au premier coup de canif. Mais en quoi le fait d’avoir une relation physique avec un autre romprait l’engagement qu’on a ensemble, un engagement de loyauté, de soutien indéfectible, d’affection évidente ? Je ne suis pas un chat de gouttière, j’ai besoin, et mon conjoint aussi, d’aller vérifier certaines choses à l’extérieur de mon couple, par ailleurs d’une solidité à toute épreuve. Juste, on ne se le dit pas trop.»
Viviane, 64 ans
«Pour moi et beaucoup de gens de ma génération, c’est juste une invention de la petite bourgeoisie pour justifier l’ennui dans le couple. On se jure fidélité et puis quoi ? Le couple n’est pas forcément synonyme d’exclusivité affective et sexuelle, on peut chercher d’autres voies. Je ne vois même pas pourquoi il faudrait qu’on exige la fidélité dans les serments du mariage, par exemple.»
Marianne, 49 ans
«Je suis pas un exemple car j’ai toujours considéré que mon corps m’appartenait et que j’étais libre de le frotter à qui je voulais. Mais je me suis calmée l’âge aidant. Ma dernière relation doit remonter à cinq, six ans maximum… J’adore tomber amoureuse et n’ai jamais eu de relations extraconjugales sans amour. Ce qui n’a pas simplifié les choses dans mon couple légitime. Je ne regrette absolument rien, je referais pareil. Et j’ai toujours dit à mon conjoint d’en faire autant si l’envie lui en prenait. Mais il est beaucoup trop possessif et entier pour pouvoir se partager…»
Pierre-Henri, 42 ans
«La fidélité ? De la pure flemme, pour moi. Trop compliquée, la double vie, doubles emmerdements, doubles exigences, triples mensonges etc. Ma chieuse légitime me suffit amplement.»
Violette, 36 ans
«Cela fait quinze ans que je suis avec le même mec. La fidélité fait partie du socle de notre couple. S’il me trompait, j’y réfléchirais à deux fois avant de le quitter. On a deux enfants. D’autant que j’ai l’homme le plus carré de la terre, il ne dragouille jamais au bureau.»
Catherine, 47 ans
«Pour moi, c’est une idée qui a un lien uniquement avec l’amitié. La loyauté, les liens indéfectibles. Pas avec l’amour.»
Anne-Françoise, 32 ans
«Malgré mes convictions catho, je pense que la fidélité est plus une question de cœur que de cul. C’est dur d’être fidèle sur tous les fronts aujourd’hui, on consomme les relations entre adultes comme on consomme des machines à laver, quand ça ne marche plus bien, on change.»
Jean, 37 ans
«Je vis en petit couple avec mon mec qui est très très fidèle. Et pour qui c’est une vraie valeur. Moi je lui suis fidèle dans ma tête, mais mon corps est incapable de résister à la tentation… Alors, je m’autorise par périodes, et en douce, des soirées chaudes avec des inconnus. J’en ai besoin. Oui, c’est le mot.»
Sophie, 46 ans
«Je suis mariée depuis longtemps. Alors quoi de mieux pour réveiller son appétit pour l’autre avec des petites aventures sans conséquence ? Mais la fidélité, c’est une notion qui dépasse largement les petites sauteries passagères. Comme je ne suis pas certaine que mon conjoint pense la même chose, il est évident que je ne lui raconte pas mes écarts.»
Saint-Valentin. L’amour bien sûr, mais quid des coups de canif dans le contrat ?
Lundi, c’est neurasthénie
Un article qui nous parle. Du brut de vécu.
Toi aussi tu as du mal à dormir dans la nuit de dimanche à lundi ? Toi aussi tu appréhendes ton début de semaine et la semaine à venir (et le travail en général, note bien) ? Félicite-toi, tu n’es plus seul, tu fais partie des 50 % de salariés français qui souffrent de troubles du sommeil dans la fameuse nuit, selon une récente étude menée sur 24 224 salariés par le groupe Monster. Une enquête sur ce qu’il est convenu d’appeler la «phobie du lundi» qui touche donc 52 % des salariés français qui déclarent souffrir toutes les semaines et 28 % assez fréquemment. Non seulement cette lundiphobie est bien partagée sous nos latitudes (lire ci-dessous), mais elle est qualifiée par le bureau d’études de «fléau mondial». Si si, et tiens-toi bien, la France se situe en deçà de la moyenne mondiale avec ses 61 % de stressés du dimanche soir. Gagnants, les Etats-Unis et l’Angleterre, où 70 % des salariés avouent être frappés par le stress du travail dans la nuit de dimanche, suivis par la Hongrie. En Italie, en Espagne et en Norvège, les lundiphobes tournent autour de 50 %, tandis que les salariés danois ou norvégiens (31 %) semblent les plus sereins. C’est dans ces trois pays-là que l’on trouve le taux le plus élevé de salariés déclarant ne jamais souffrir de troubles du sommeil liés au travail en général, et au lundi en particulier. Bref, un seul mot d’ordre, la lutte contre le stress en entreprise. Ou la suppression du lundi. Mais alors on aura la phobie du mardi.
Florent, 26 ans, le cyclothimique
«Je déteste le lundi. C’est simple, je me réveille mécontent. L’idée de devoir prendre le chemin des obligations m’ennuie. Quand j’arrive sur mon lieu de travail, les mines réjouies de mes collègues m’agacent. A croire qu’ils s’ennuient tout le week-end. Pour les contrer, j’avale trois cafés, soit trois fois plus qu’un mardi, et j’affiche mon plus beau sourire. L’autopersuasion fonctionne puisque dès la mi-journée je reprends goût au travail. En fait, le lundi, c’est juste un mauvais cap à passer.»
Mathieu, 36 ans, le méthodique
«Cet état bizarre commence chez moi le dimanche vers 17 heures, et l’été à la tombée de la nuit. Je compense en me lançant dans un repassage méticuleux de mes chemises pour la semaine, je cire mes chaussures, je les brique. Mon dîner du dimanche est destructuré : je le considère comme ma dernière pause récréative. Je mange n’importe quoi, en vrac, et uniquement des choses que j’aime, en regardant à la télé des trucs qui vident le cerveau tard dans la nuit. Le lundi matin, je me lève tôt pour avoir le temps de prendre un long bain : shampooing, rasage. En fait, ce qui m’est le plus pénible, ce n’est pas tant de sortir du week-end que d’entrer dans la semaine. Quitter une atmosphère pour une autre, c’est ça le plus dur pour moi. Je crois que ça me vient de l’enfance, quand il fallait s’arracher à la famille pour aller prendre l’autocar et partir à la pension.»
Daniel, 49 ans, l’allergique
«Ça m’agace les gens qui disent "c’est dur comme un lundi". Pour moi, c’est dur tous les jours. En ce moment, il y a des gens qui ont le rhume des foins à cause des châtaigniers, des platanes, moi c’est le boulot.»
Anne, 31 ans, la boulimique
«J’ai enfin compris pourquoi je me traîne tous les lundis matins. C’est parce que je veux tellement profiter de la vie pendant mes week-ends. Ça commence par un dîner festif le vendredi (la meilleure soirée de la semaine). Footing au réveil le samedi puis, en général, une expo suivie par le ravitaillement hebdomadaire au supermarché, puis un cinéma, puis un dîner très arrosé ou une soirée dansante. Le dimanche, piscine pour évacuer toutes mes toxines et calories de la veille. Puis long déjeuner. Mais au dessert, je ressens un vague blues qui me rattrape. Je me conditionne toujours pour me coucher tôt le dimanche, mais ça ne marche jamais. Le lundi, je me réveille épuisée, les muscles douloureux. Café et aspirine au petit déj. Toute la journée, je rame : mon corps est lourd, mon cerveau très lent.»
François, 55 ans, l’empathique
«Le lundi matin, je n’ai pas encore quitté le dimanche quand j’arrive au travail. C’est très dur de se mettre dans le bain, surtout quand on manage 400 personnes qui elles-mêmes affichent sur leur gueule l’humeur de leur week-end. Le dimanche soir, je me dis souvent "merde faut retourner au charbon", j’y vais vraiment à reculons, parce qu’il faut gérer ses propres problèmes mais aussi le chagrin et le bonheur du personnel. Tous les lundis, comme toutes les semaines, il faut redynamiser l’équipe.»
Perrine, 28 ans, l’atypique
«Au lycée, j’avais de vraies appréhensions. Il m’arrivait même de sécher le lundi. Le dimanche soir, dans mon canapé, le générique de Zone interdite ou de Capital me rappelait que la récréation était finie. Sans parler de la question fatidique : t’as fait tes devoirs ? Depuis que je travaille, j’ai toutes les raisons de redouter le lundi : mauvaise ambiance, stress, fayotage. Et pourtant, je n’ai aucune angoisse. Je crois même que j’aime les lundis.»
mardi 6 mai 2008
L'âge d'homme
Romain Duris scène de guerre"ben c'est un Margiela tu vois c'est des Belges ça fait deux ans qu'ils sont là ils cartonnent, ils font des jeans super bien coupés tu dirais un jean normal comme ça mais tu vois avec les coutures…"
Leonard de Vinci fait de la Human Beat box
Après fait chier, les gens vivent dans le quartier Bibliotèque François Mitterrand (ts les personnages des films français un peu trop lisses vivent dans ce faux quartier), les mecs bossent dans le cinéma ou dans la photo, rencontrent toujours tous leurs potes dans la rue, ils ont 30 ans et se posent toujours les mêmes questions,
on y croit pas on voudrait un peu de crade, de pulls Célio, de posters de Bob Marley, de Clios pourries, de jeans Jules, de PC, de fausses ceintures Hugo Boss, une écharpe style Paul Smith, Un peu d’imperfection merde, ce monde n’est pas une page de Vogue. Ils pourraient faire un minimum d’efforts parfois les cinéastes plutôt que de répéter toujours les mêmes recettes (en ayant l’illusion d’être cool et de faire une oeuvre décalée). Quelle prétention cette tentation de faire des paraboles alors que c’est tellement petit bourgeois. Cest BoBeauf.
Qu’est ce que tu lis?
La recette du riz gluant
Tina Je t’aime
Moi aussi je t’aime
La morale est sauve et la réputation du mec qui a fait le film aussi (au moins à St Germain et près du Canal St Martin)
mercredi 30 avril 2008
Are you on the list?
Amazon avec Listmania se débrouille particulièrement bien en la matière (surtout pour la musique).
Tapez un mot et vous tomberez sur des trésors cachés que les gens ont compilés. Ensuite vous pouvez surfer de listes en listes. Un vrai délice pour les aventuriers du web qui aiment fouiller dans les tiroirs virtuels des passionnés.
Je fouillais le grand placard sur le thème du black métal norvégien (chacun ses faiblesses) et une liste a particulièrement attirée mon attention par son côté mystérieux et effrayant:
http://www.amazon.fr/Quand-musique-joue-imagerie-douteuse/lm/R1B8GERIDBGCWR
Comptines électroniques

Un petit jeu sans conséquence

Lors d'un après-midi pique-nique à la campagne, un couple lance une rumeur auprès de leurs proches: ils se séparent. Au départ, ce petit jeu est instructif, puis l'instructif tourne à l'instruction et trop de vérités et jugements à la descente aux enfers.
Une belle idée, des bons acteurs. un bon moment de cinéma français romantique et drôle: pourquoi s'en priver.
mercredi 23 avril 2008
Vie de Merde
"Aujourd'hui, j'ai reçu deux SMS de ma copine. Le premier pour me dire que tout était fini. Le second pour me dire qu'elle s'était trompée de destinataire."
extraits de www.viedemerde.fr Libé du 19 avril
lundi 14 avril 2008
Marock

La jeunesse dorée de Casablanca.
Une Arabe tombe amoureuse d'un Juif. raconté comme ça c'est pourri mais filmé comme ça, avec une bande son bien sentie, des accents qui revisitent le français, des joints, des jeunes, des voitures puissantes, de la vitesse, des risques, du désir boosté...
ça marche, on suit, on y est. OK
dimanche 13 avril 2008
samedi 12 avril 2008
l'âge des ténèbres
Middle life crisis profonde au Québec.Un fonctionaire de la province du Québec, boulot kafkaien dans décor surréaliste de stade olympique désaffecté, le monde du travail plus glaçant que jamais, des séminaires de motivation par le rire pathétiques, des brèches de vie chez des collègues désabusés, des cigarettes fumées en totale illégalité dans cet univers ultra normé, incommunicabilité avec sa femme working girl agent immobilier qui court bête et méchante dans le système pour s'y étourdir, aves ses enfants ipodisés.
Un homme usé qui s'échappe dans ses rêves; des rêves qui s'invitent dans la vie; la vie s'efface pour laisser place à des scénarios, montages, projections fantasques...
Apparition de Rufus Wainwright au générique.
Alors Télérama n'a pas aimé parce que les ficelles sont trop lourdes.
Moi si parce que j'aime la fatigue de l'acteur, ses envolées, ses échappées de branleur.
Mélancolie, Pause, Reconnexion.
mercredi 9 avril 2008
Mammifères
K7
Esprit divin
lundi 7 avril 2008
j'irai chercher la nuit...
La dolce vita
by Christophe
Tous les soirs sans fins
je trainais sur ma vespa
dans mon gilet de satin
c'étais la dolce vita...
je cherchais l'aventure
jusqu'au petit matin
je me prenais pour ben-hur
en conduisant d'une main
Mais je t'ai rencontré !
et puis tout a changé !
Le piège étais facile
tu es tombée dans mes bras
on se prom'nait en ville
c'étais la dolce vita...
et cette façon que tu avais de me serrer
contre le revers de mon smoking blanc cassé
ne pouvais pas me blazer
même dans l'obscurité
je te revois encore
Elsa... Elsa... je ne t'oublie pas... Elsa...
Pourquoi es-tu partie !
je n'ai rien compris !
J'ai lontemps cherché
la nuit à te remplacer
et pour quelques heures parfois
c'étais la dolce vita...
et cette façon que tu avais de te serrer
contre le revers de mon smoking blanc cassé
je n'l'ai jamais retrouvé
mais le soleil décline
sur ma memoire en ruine
Tous les soirs sans fins
je traine un vieu désaroi
dans mon gilet de chagrin
loin de la dolce vita...
et cette façon que tu avais de te serrer
contre le revers de mon smoking blanc cassé
je voudrais l'oublier
mais dans mes rêves glacés
je te revois encore
Elsa... Elsa... tu es toujours là ! Elsa... Elsa...
dimanche 6 avril 2008
J'irai dormir chez vous
http://www.jiraidormirchezvous.com/
Antoine aux Emirats Arabes Unis.
jeudi 3 avril 2008
mercredi 2 avril 2008
Caramel

mondes virtuels pour auditeurs passifs et rêveurs
Daniel Balavoine: le chanteur
lundi 24 mars 2008
samedi 22 mars 2008
Cocksucker Blues
Lost in transition
Eruption Acnéique
On y voit ce que l'on veut bien y voir!
"Eruption" by Eddie Van Halen
The Graduate
lundi 20 août 2007
jeudi 2 août 2007
Swedish way to ride Al Khail


Outil:Volvo 850 R (modele sport fin des années 80).
Lieu: Al Khail Road
Bande son: un live de Judas Priest (superbe version de The Painkiller)
Vitesse: 200 km/h
Un beau tableau, de belles images plein la tete, un trip mémorable/Que des souvenirs pas de photo tout juste pour vous quelques pistes
jeudi 26 juillet 2007
mardi 24 juillet 2007
Dubai is worth living it because of...
-On peut acheter toutes les saloperies que l'on veut dans une station service cela coute le meme prix qu'a Carrefour
-On peut se faire livrer a peu pres tout: des DVD pirates, des bieres, du McDo, son pressing...
-On peut organiser des barbecues avec ses potes dans sa villa, ecouter de la musique comme des dingues et boire du whisky dans la piscine comme si on etait les rois du petrole
-On peut se prendre rapidement pour un genie de la photographie contemporaine du genre quelques lumieres, un immeuble dans le desert une ambiance fin de monde et je te fais une photo a 1 million de $
-On peut prendre un Kebab sans sortir de sa voiture simplement en donnant un coup de klaxon et en prenant l'air presse
-On peut laisser sa voiture ouverte avec les clefs sur le contact pour faire une course rapide, on peut laisser son portefeuille sur la table quand on prend un verre
-On peut faire des fautes quand on parle anglais sans que personne ne le remarque (ni ne vous comprenne d'ailleurs la plupart du temps)
-On peut faire du 4x4 sur la plage sans se faire taxer de sale pollueur
-On peut doubler a droite
lundi 9 juillet 2007
Matériel
Première photo. Mon outil indispensable pour vous faire partager mon expérience: mon Sony T7 ancienne version. Un véritable bloc-note photographique. A ses stigmates, on peut voir qu'il me suit presque partout et je l'en remercie.
Je tenais aussi que ce premier post sur Dubai soit consacré à un objet.





































































